Bilan de session et de mandats du député de Gaspé

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Bilan de session et de mandats du député de Gaspé

Gaspé, le 22 juin 2018 – Le député de Gaspé Gaétan Lelièvre tient dans un premier temps à affirmer l’immense privilège et honneur que ce fût pour lui de représenter la population de la circonscription de Gaspé à l’Assemblée nationale du Québec au cours des six dernières années. Les citoyens et citoyennes de la Gaspésie sont d’une grande bonté, collaborateurs et très reconnaissants à l’égard de ceux qui oeuvrent pour le développement de leur région. Je tiens à les remercier du fond du coeur.

« Mon premier mandat à titre de député et de ministre délégué aux Régions, conjugué avec quatre ans et demi comme député à l’opposition, dont la dernière année à titre de député indépendant, m’a permis d’acquérir un bon niveau de connaissances de la joute politique, des affaires parlementaires, de la triste dimension partisane, de la relation député – citoyens et citoyennes, mais m’a également donné la possibilité de créer des liens de franche collaboration, voire même d’amitié avec les collègues de l’ensemble des formations politiques. Je peux affirmer sans équivoque qu’il y a beaucoup d’hommes et de femmes compétents et engagés, et ce nonobstant leur différentes affiliations politiques. Cependant, la partisannerie à outrance et les confrontations stériles sont encore trop présentes et nuisent à l’avancement des enjeux importants de la société québécoise », a déclaré le député de Gaspé.

2012-2014 : Les investissements du gouvernement Marois en Gaspésie

« Lors du premier mandat 2012-2014, où nous formions le gouvernement, la région GÎM et l’ensemble des régions du Québec bénéficiaient d’un niveau de préoccupation et d’action équitable de la part du gouvernement de Pauline Marois. La région GÎM a reçu une attention toute particulière et fortement productive grâce à l’élaboration d’une stratégie d’intervention gouvernementale que j’ai eu le plaisir de piloter comme ministre délégué aux Régions au nom de la Première ministre. Cette stratégie a laissé place à de nombreuses annonces et investissements massifs dans la région de la part du gouvernement du Québec (Cimenterie de Port-Daniel 1 G$, formation professionnelle en Haute-Gaspésie 11 M$, Géoparc de Percé 8 M$, Bioparc de Bonaventure 4 M$, Parc de la Gaspésie 10 M$, chemin de fer gaspésien 14M$, reconduction du programme FAIR 30 M$ sur 5 ans, centre de gériatrie active à Chandler 4.5 M$, appel d’offre éolien 450 MW, approvisionnement de bois pour l’usine GDS de Grande-Vallée à partir de l’île d’Anticosti, réseau routier GÎM 84 M$ par année, etc.), et ce en seulement 18 mois », a affirmé le député de Gaspé.

2014-2018 : Très peu d’avancés à l’égard des enjeux majeurs de la région

« Mon second mandat 2014-2018 à l’opposition, sous l’actuel gouvernement libéral, a été caractérisé par très peu d’avancées des dossiers moteurs de la circonscription de Gaspé et de la région. Les premières années de ce mandat ont été conduits largement sous le signe de l’austérité et des coupures budgétaires majeures de la part du gouvernement. Les grands secteurs, tels que la santé, l’éducation, le transport et le développement régional, ont subi des pertes très importantes qui ont eu des conséquences très significatives sur l’ensemble du Québec, mais également et surtout au sein des régions, telles que la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, et les répercussions sont toujours visibles aujourd’hui. Le phénomène de la centralisation, bien qu’amorcé il y a plusieurs décennies, s’est accentué au cours des dernières années, renforçant ainsi l’écart entre les milieux fortement urbanisés et les régions dites éloignées ou ressources.

Pendant que l’on assiste à la mise en place d’une loi spéciale favorisant le développement économique de la métropole et de la capitale, la loi sur l’occupation dynamique du territoire semble faire partie du passé et ne trouve plus une grande signification au sein de l’appareil gouvernemental. L’abolition des organisations vouées à la concertation et au développement régional (CRÉ, CLD) créer un net et important recul dans ces domaines à l’échelle régionale et interrégionale. Les élus municipaux sont de plus en plus isolés et manquent de ressources pour assumer efficacement la lourde et complexe responsabilité du développement social et économique sur leur territoire », a déclaré le député de Gaspé.

Une mobilisation, une concertation et une action intrarégionale et interrégionale est essentielle.

« Le comté de Gaspé et la Gaspésie ont d’énormes défis à relever afin d’assurer une réelle occupation dynamique de son territoire et assurer son avenir. Les conditions de base essentielles pour le développement du milieu – le transport, la santé, l’éducation, les communications, la démographie et la main d’oeuvre – sont des enjeux qui commandent des actions gouvernementales immédiates. Le dynamisme et l’intervention des acteurs du milieu à eux seuls ne peuvent être concluants que s’ils sont accompagnés d’une vision, d’une volonté et d’actions gouvernementales significatives dans ces domaines. L’État a un rôle essentiel à jouer en termes d’autorégulation de l’économie sur l’ensemble du territoire québécois, mais force est de constater qu’il y a manquements sévères dans ce domaine en ce qui a trait aux régions comme la Gaspésie », selon le député de Gaspé.

« Le recul constant et inquiétant de plusieurs régions dites éloignées ou ressources au fil des dernières décennies est évident et très inquiétant. L’écart entre le niveau des investissements publics et privés au sein des grands centres versus certaines régions comme la Gaspésie représente une réelle menace pour l’occupation du territoire dans plusieurs communautés. La problématique du sous-développement et du mal-développement au sein de plusieurs régions n’est pas conjoncturelle, mais plutôt structurelle. On ne peut donc plus penser que tout va se replacer naturellement avec le temps. Les régions touchées fortement par le phénomène de la dévitalisation sous diverses formes doivent se concerter et se doter très rapidement d’une stratégie commune afin de convaincre l’État de l’importance et de la nécessité de poser des gestes adaptés et efficaces afin de rétablir rapidement un niveau de développement social et économique adéquat sur l’ensemble du territoire québécois. La Gaspésie a souvent été pionnière dans la mise en place d’actions et de mesures pour les régions, une fois de plus peut-être devra-t-elle démontrer le leadership et la détermination nécessaire pour susciter cette prise de conscience, cette concertation et cette action inter-régionale au Québec. C’est notamment à travers cette dimension du dossier des régions que je souhaite, conjointement avec d’autres partenaires, concentrer mon implication après le 1er octobre 2018. De plus en plus, les véritables changements au sein de la société seront inspirés par des actions citoyennes provenant de personnes et d’organisation engagés fermement dans les causes qui leurs sont chères. Le temps des politiques et actions gouvernementales commandées de l’État central et révolu et les changements commandés par la base citoyenne et militante devront être de plus en plus présents et écoutés par l’appareil gouvernemental », a déclaré le député Lelièvre.