Le député de Gaspé adresse trois questions au gouvernement

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Le député de Gaspé adresse trois questions au gouvernement- 7 juin 2017

Québec, le 7 juin 2017 – Le député de Gaspé Gaétan Lelièvre a interpellé le gouvernement sur 3 sujets extrêmement importants pour l’occupation du territoire gaspésien lors de la période de questions.

Quelle place pour les régions au sein des nouveaux parcs éoliens?

Le gouvernement du Québec a adopté un décret en mai pour permettre l’implantation de parcs éoliens voués à l’exportation et situés sur les terres publiques. Ce décret, contrairement au décret antérieur A/O 2013-01, n’oblige pas que « le milieu détienne une participation représentant 50% ou plus du contrôle du projet ». Ceci signifie donc qu’il n’y a plus d’obligations pour un promoteur privé d’allouer aux communautés locales et régionales une partie des bénéfices générés par son parc éolien.

«Ce changement d’orientation du gouvernement privera les régions de dizaines de millions de dollars dans le futur. C’est une perte énorme pour la Gaspésie qui aurait pu investir ces sommes dans divers projets essentiels pour l’occupation du territoire (transport, santé, éducation, diversification économique, etc.) Il ne faut pas répéter les erreurs du passé en continuant d’exploiter les ressources naturelles sans que le milieu local soit directement associé aux bénéfices de ces activités. L’acceptabilité sociale est un principe fondamental lors de l’implantation de ce type de projet, le partage des bénéfices l’est tout autant ! » a déclaré le député de Gaspé.

Le ministre des Ressources naturelles et de l’Énergie s’est contenté de répondre qu’il voit d’un très bon oeil la participation des acteurs du milieu dans ces partenariats, mais qu’il n’établira pas d’obligation d’entente pour laisser les forces du marché faire leurs oeuvres. Selon le député de Gaspé, cette position du ministre est un net recul par rapport aux règles en place depuis des années.

Transport des citoyens nécessitant des soins de santé spécialisés

Le gouvernement du Québec tient présentement des consultations sur le transport aérien en région et un sommet national se tiendra à l’hiver 2018. Dans cette optique, le député de Gaspé a interpellé le gouvernement pour que celui-ci s’implique dans ce débat pour faciliter la mobilité des patients des régions dites éloignées nécessitant des soins spécialisés disponibles dans les grands centres.

« Certains Gaspésiens doivent parcourir en voiture au-delà de 1000km pendant 10-12 semaines consécutives pour recevoir leur traitement de radiothérapie à l’hôpital le plus proche desservant ce service : Rimouski. Le temps de déplacement de ces personnes affaiblies par la maladie est une entrave à l’occupation digne du territoire. Bien qu’il y ait déjà un service d’évacuation médical aérien pour les cas urgents (avion-ambulance), le gouvernement doit profiter de l’exercice actuellement en vigueur afin d’évaluer la mise en place d’un service de transport aérien dédié aux patients des régions qui doivent se déplacer sur de longues distances afin d’obtenir les soins médicaux spécialisés comme la radiothérapie » a poursuivi le député de Gaspé.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux a démontré une ouverture intéressante pour résoudre la problématique des longs déplacements récurrents en affirmant que les contraintes techniques reliées à certains traitements spécialisés comme la radiothérapie obligent une réflexion sur le déplacement des patients de leur domicile vers le lieu de traitement. Le député de Gaspé compte sur la collaboration du ministre de la Santé pour pousser cette réflexion auprès de ses collègues responsables des consultations sur le transport aérien en région soit les ministres des Transports et celui des Ressources naturelles.

Programme de soutien alimentaire dans les écoles de la Gaspésie

Récemment, le ministère de l’Éducation a mis à jour l’indice octroyant le soutien alimentaire aux écoles. Cette mise à jour fait en sorte que seulement 5% des écoles de la Gaspésie sont admissibles au programme et plus de 70% des écoles de l’Île-de-Montréal y ont droit. C’est surprenant en sachant que la région gaspésienne est une des plus dévitalisées du Québec.

Les critères utilisés par le programme au soutien alimentaire dans les écoles vont à l’encontre de toute logique et du gros bon sens.

« Comment expliquer que les étudiants de la municipalité de Rivière-à-Claude, municipalité la plus dévitalisée des 1098 municipalités du Québec, n’ait pas accès à cette aide financière. Comment expliquer que la MRC du Rocher-Percé, la plus dévitalisée au Québec, n’ait aucune école admissible? Comment

expliquer que Murdochville, une ville mono-industrielle qui se bat pour sa survie, n’ait aucune école admissible? On a assisté dans les dernières années à la mise en place de plusieurs programmes inadaptés aux réalités des régions. Cette fois-ci, ce programme touche les enfants d’âge scolaire. Le gouvernement n’a pas droit à l’erreur, c’est une question de réussite et d’avenir de nos jeunes » a déclaré le député Lelièvre.

Le ministre de l’Éducation, également ministre responsable de la région Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, a répondu que cette mise à jour a permis de soutenir les écoles défavorisées et cesser de financer les écoles dites favorisées. Le député de Gaspé demande au ministre de réévaluer les critères d’attribution de l’aide alimentaire pour rectifier le tir avant la prochaine rentrée scolaire en septembre 2017.

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