L’appareil gouvernemental doit faire preuve de plus de leadership

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Québec, le 16 février 2017 – Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, est déçu de la tournure qu’a prise la rencontre du 13 février à La Martre.

« Je suis doublement déçu de la tournure qu’a prise la rencontre entre le milieu et les ministères concernés par la sécurité de la route 132 en Haute-Gaspésie. Premièrement, parce qu’on a systématiquement rejeté en bloc mon initiative lancée en décembre dernier, 5 jours au lendemain de la première grosse tempête hivernale. On m’a clairement indiqué qu’advenant ma présence à la rencontre, celle-ci serait annulée sur-le-champ. Les médias ont été conviés, mais le député local a été évincé. C’est inexplicable sauf si on invoque des intérêts de basse politique partisane. Deuxièmement, parce que le gouvernement via ses directions régionales n’a pas établi les responsabilités respectives de chacun des ministères de même que les futurs plans d’action de ceux-ci advenant une nouvelle tempête » s’est désolé le député de Gaspé.

Gaétan Lelièvre partage l’avis du maire de La Martre concernant la nécessité d’avoir des voies de contournement pour faciliter la mobilité des gens en cas de fermeture de la 132. À cet égard, le député de Gaspé est déçu que cette solution essentielle ait été écartée.

« Avons-nous appris quelque chose de nouveau lors de cette rencontre? Plusieurs questions demeurent sans réponse : quel est l’état des murs de soutien de la route? Quels sont les plans d’urgence des ministères? Les réponses ont été décevantes et les attentes inscrites dans la convocation n’ont pas été satisfaites. La planification de la mise en place des voies de contournement aurait été le strict minimum » a déclaré le député Lelièvre.

Le député de Gaspé est également de l’avis du maire de Sainte-Anne-des-Monts selon lequel les solutions et les réponses viendront des ministres. Sans de leadership et de commandes claires de la part du gouvernement, les directions régionales ne peuvent s’engager concrètement auprès des élus municipaux et rassurer la population.

«Je ne blâme pas les fonctionnaires. Ceux-ci doivent trouver une stratégie d’intervention globale pour la situation extrêmement préoccupante de la route nationale en Haute-Gaspésie avec toutes les considérations que cela implique. Sans investissements gouvernementaux et implication politique dirigée et claire, les directions régionales ne peuvent pas faire de miracle. Je le répète depuis décembre : la région doit pouvoir compter sur un leadership politique fort. Le ministre régional affirmait dans un article paru le 27 janvier dernier dans l’Avantage gaspésien que les événements étaient récents et qu’en ce sens, il était normal qu’il n’avait pas reçu de plan d’action. Après 2 mois, le caractère d’urgence n’est vraisemblablement pas le même pour un ministre de la région de Québec que pour un maire ou un citoyen de la Haute-Gaspésie. Qui s’occupe de la Gaspésie au Conseil des ministres? Ça prend un leadership politique fort, clair et précis : une cellule d’action gouvernementale pilotée par un ministre qui pourra donner des orientations claires aux directions régionales concernées » a ajouté le député Lelièvre.

Lorsqu’on a demandé à connaitre les plans d’urgence des ministères présents advenant le cas qu’une situation similaire se reproduirait la réponse a été que c’était aux municipalités de mettre à jour leur plan d’urgence, de même qu’aux citoyens de mieux se préparer en ayant le nécessaire pour survivre 72h.

« Dans les 15 dernières années, le Parti libéral du Québec a gouverné durant plus de 13 ans. L’appareil gouvernemental savait que la durée de vie utile des ouvrages de soutien de la route arriverait à échéance après 30 ans. On arrive à 40 ans et le réchauffement climatique est connu depuis plusieurs années. Le manque d’implication, de planification et d’investissements gouvernementaux, voilà la base du problème. Parce que l’appareil gouvernemental n’a pas fait sa job de surveillance, d’entretien et de maintien de la route 132 dans les dernières années, c’est aux citoyens de se préparer convenablement ? De mettre la responsabilité sur le dos des municipalités et des citoyens, c’est inacceptable surtout quand on sait que depuis 2014, les budgets pour le réseau routier national de la Gaspésie est passé de 84M$/année à 48M$/année. C’est un retard, pour ne pas dire une forme de négligence. Au final, cela a pris pratiquement 2 mois pour avoir une rencontre qui place la responsabilité sur la population et les intervenants municipaux » a affirmé le député Gaétan Lelièvre.

Finalement, le député de Gaspé espère que le décret promis se matérialisera sous peu via un engagement financier hors des budgets prévus pour le réseau routier national gaspésien pour les travaux à courts, moyens et longs termes urgents et nécessaires sur la 132 en Haute-Gaspésie.

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