Une fois de plus, une mesure gouvernementale mur à mur qui ne tient pas compte de la situation du cheptel de chevreuils en Gaspésie

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Une fois de plus, une mesure gouvernementale mur à mur qui ne tient pas compte de la situation du cheptel de chevreuils en Gaspésie

Gaspé, le 14 mai 2018 – Le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, M. Luc Blanchette, met de l’avant une mesure inadéquate pour diminuer potentiellement le nombre d’accidents routiers reliés à la présence de chevreuils de plus en plus marquée sur les routes du secteur sud de la Gaspésie. À l’automne 2018, il émettra 500 permis spéciaux pour abattre des cerfs femelles et des jeunes cerfs tant au nord qu’au sud de la Gaspésie.

Pour être efficace, cohérente et respectueuse de la ressource, qui se situe à des niveaux très différents dans le sud et dans le nord de la Gaspésie, il aurait fallu que deux zones distinctes soient créées afin de restreindre cette chasse spéciale au sud et ainsi éviter de nuire à la population de cerfs déjà très basse dans le secteur nord.

« Le problème, c’est qu’une fois de plus le gouvernement du Québec adopte une mesure qui n’est pas adaptée à la réalité de la Gaspésie. Oui, il y a un nombre très élevé de cerfs dans le secteur sud de la Gaspésie, notamment dans la Baie-des-Chaleurs, mais dans les secteurs est et nord de la Gaspésie, c’est la situation inverse : le cheptel de chevreuils est très faible et le taux de récolte est très bas », a déclaré le député de Gaspé Gaétan Lelièvre.

Interrogé par le député de Bonaventure Sylvain Roy à ce sujet en commission parlementaire, le ministre Blanchette a confirmé que l’option de créer deux zones distinctes n’était pas retenue à court terme, ce qui est très déplorable.

« Considérant l’importance accordée par les Gaspésiens et Gaspésiennes à l’égard des activités de chasse, notamment en raison des retombées économiques importantes ainsi que de la dimension traditionnelle et familiale de cette activité, il est important d’assurer la pérennité de la ressource par l’adoption de mesures réglementaires appropriées», a ajouté le député de Gaspé.

Le député demande au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs de retirer ou du moins de surseoir à cette décision tant que le ministère n’aura pas fait la démonstration claire et sans équivoque que la mesure envisagée n’est pas dommageable pour le cheptel de chevreuils en Gaspésie.