Mesures de protection du Parc national de la Gaspésie

Le gouvernement est-il conscient qu’il est minuit moins une pour la MRC de la Haute-Gaspésie ?
26 juillet 2018

MESURES DE PROTECTION DU PARC NATIONAL DE LA GASPÉSIE

Les élus municipaux et les intervenants concernés du territoire de la Haute-Gaspésie doivent être consultés et impliqués préalablement à toute nouvelle mesure de protection du caribou affectant le développement multiressource sur leur territoire, c’est-à-dire : récréatif, faunique, touristique, forestier, ornithologique, plein air, environnemental, etc. Il faut cesser de circonscrire le débat strictement aux aspects « exploitation forestière » et « protection du caribou » car les enjeux sont beaucoup plus larges.

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, a tenu à réagir aux récentes interventions médiatiques sur la question du parc de la Gaspésie et plus particulièrement sur les pratiques d’exploitation forestière et les mesures de protection du cheptel de caribous. Pour le député, ce dossier est d’une grande importance pour la Haute-Gaspésie puisque le parc de la Gaspésie et les Chic-Chocs sont situés en majeure partie au sein de cette MRC.

D’entrée de jeu, le député à préciser l’importance de protéger l’espèce menacée qu’est le caribou présent dans le nord de la Gaspésie et celui-ci confirme que cette préoccupation est partagée par l’ensemble des intervenants municipaux, économiques, fauniques et touristiques de la région. Au cours des dernières décennies, de nombreuses mesures de protection, notamment à l’égard du caribou, ont été mises en place en région. L’industrie forestière et d’autres secteurs d’activités ont dû adapter leurs pratiques aux nouvelles mesures de protection préconisées. Ces changements ont eu des impacts à plusieurs égards, notamment au plan financier, toutefois l’objectif prépondérant de protection de l’espèce menacée a rallié jusqu’à ce jour l’ensemble des acteurs à la cause.

Cependant, force est de constater que malgré les efforts consentis tant par le gouvernement que l’ensemble des intervenants des différents secteurs visés, les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous et le cheptel de caribous diminue de façon inquiétante. « La situation est très préoccupante, mais le temps n’est pas à l’improvisation et aux solutions magiques lancées en période préélectorale. Le dossier de la gestion des activités au sein du parc de la Gaspésie, du secteur des Chic-Chocs, des terres publiques dans le secteur nord de la Gaspésie et de la protection du caribou revêt une importance capitale pour l’économie globale de la région. Toute nouvelle mesure éventuellement mise en place en regard de ce territoire devra absolument faire l’objet d’une consultation et d’une implication directe de l’ensemble des acteurs du milieu concerné. Les élus municipaux et les représentants des divers usagers de la MRC de la Haute-Gaspésie doivent donc être aux premières loges des décideurs pour toute question touchant leur milieu de vie.» a déclaré le député de Gaspé.

Les préoccupations du député Lelièvre sont également partagées par des représentants municipaux de la Haute-Gaspésie, comme en témoigne Marie Gratton mairesse de Cap-Chat ; «Après consultation de mes collègues maires de la Haute-Gaspésie, nous sommes d’avis que tout développement sur notre territoire doit s’effectuer en concertation avec l’ensemble des intervenants socioéconomiques et du monde municipal. Les décisions imposées unilatéralement par les acteurs externes de la région ont rarement porté fruit dans le passé et cette approche n’est plus de mise aujourd’hui si l’on souhaite un véritable développement durable en région. Il est donc impensable qu’une éventuelle décision gouvernementale soit prise sans que l’on soit consultés et impliqués.

Considérant que la notion de développement durable réfère aux éléments que sont l’économie, la société et l’écologie, ce qui suggère une approche globale et équilibrée en matière d’intervention, je demande officiellement au gouvernement du Québec de mettre en place un groupe de travail regroupant notamment les différents ministères québécois impliqués dans le dossier, les élus municipaux, la MRC, le CLD de la Haute-Gaspésie ainsi que les principaux intervenants visés par la question. Le gouvernement a l’obligation de répondre positivement à cette exigence légitime s’il souhaite maximiser ses chances d’atteindre de véritables résultats efficaces et durables à l’égard de l’important enjeu de protection de la ressource et de développement socioéconomique de la région.