Qu’attend Pêches et Océans Canada pour s’occuper de l’industrie de la pêche et de la sécurité des pêcheurs de la Gaspésie?

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Qu’attend Pêches et Océans Canada pour s’occuper de l’industrie de la pêche et de la sécurité des pêcheurs de la Gaspésie?

Gaspé, le 17 avril 2018 – Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, s’interroge très sérieusement sur la réelle capacité de Pêches et Océans Canada à gérer adéquatement le secteur de la capture et de l’industrie des pêches au Québec, mais également et surtout la sécurité des pêcheurs gaspésiens.

Après avoir écarté les entreprises québécoises du Fonds fédéral des pêches de l’Atlantique de 325 millions de dollars ;
Après avoir fermé la station maritime de Rivière-au-Renard en 2015 ;
Après avoir mis en place des mesures de protection de la baleine noire qui inquiètent les communautés autochtones et les pêcheurs gaspésiens en regard de leur impact sur la santé et la sécurité de ceux-ci ;
Après avoir raccourci la saison de pêche aux crabes des neiges et éventuellement diminué le niveau de capture de la ressource et par le fait même les revenus dans l’ensemble de l’industrie ;
Après avoir voulu devancer la date d’ouverture de la pêche aux crabes des neiges rendant ainsi plus dangereuse cette activité en haute mer lors de conditions météos plus difficiles ;

Voilà maintenant que la Garde côtière canadienne a démontré clairement, ces derniers jours, lors du naufrage du navire le «Joneve» à Rivière-au-Renard, son incapacité à assurer la sécurité et le sauvetage des équipages des pêcheurs gaspésiens, selon le député de Gaspé.

« Comment expliquer que la Garde côtière canadienne, avec un navire pourtant basé à proximité au port de Rivière-au-Renard, n’ait pu secourir l’équipage et le navire en détresse? Nulle intention ici de blâmer le personnel de la Garde côtière lié par certains protocoles, mais bien davantage de s’interroger à savoir si les navires de la Garde côtière postés en Gaspésie sont réellement capables de répondre aux besoins des navires et équipages gaspésiens », a déclaré le député Lelièvre.

Les témoignages de Pierre Dupuis, Martin Paré et Dave Cotton, trois capitaines de navires de pêches expérimentés, sont très révélateurs et commandent sans équivoque que la Garde côtière canadienne procède sans délai à une évaluation complète de son niveau de service de sauvetage dispensé notamment en Gaspésie.

« La situation est sérieuse ! Je demande donc officiellement au ministre des Pêches et Océans Canada, l’honorable Dominic Leblanc et à l’honorable Diane Lebouthillier, ministre du Revenu nation et responsable de la région Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, de prendre acte des nombreuses lacunes affectant non seulement l’industrie de la pêche, mais ainsi la sécurité des pêcheurs en Gaspésie et de mettre en place dans les meilleurs délais des solutions efficaces et adaptées à la réalité gaspésienne et québécoise », a déclaré le député de Gaspé.