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Des réponses insuffisantes du ministre de l’Éducaion

Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, j’ai adressé une demande au ministre de l’Éducation, du Sport et du Loisir, monsieur Sébastien Proulx, à savoir comment le ministère de l’Éducation peut exclure les écoles de Marsoui et de Mont-Louis de son programme d’aide alimentaire ? Problématique ayant d’ailleurs fait l’objet d’une demande étoffée de la part de la Commission scolaire des Chics-Chocs.

Ces deux écoles desservent notamment les étudiants en provenance des localités de Rivière-Madeleine, de Rivière-à-Claude, Mont-Louis, Gros-Morne et de Mont-Saint-Pierre, municipalités qui affichent toutes un indice de dévitalisation parmi les plus élevés au Québec selon les registres du MAMOT, ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (Rivière-à-Claude et Rivière-Madeleine étant au premier et deuxième rang en termes d’indice de dévitalisation sur un total de 1098 municipalités).

Comment expliquer que deux ministères du même gouvernement accordent deux statuts complètement opposés à l’égard d’un même milieu ? Du côté du MAMOT, elles sont considérées très fortement dévitalisées alors que le Ministère de l’Éducation, quant à lui, ne reconnait pas leur éligibilité au programme d’aide alimentaire pour les écoles moins bien nanties ! Si on veut un exemple de gestion en silo de l’appareil gouvernemental, on ne peut trouver mieux !

La réponse du ministre de l’Éducation est décevante. Au lieu de corriger le problème à la source et de s’engager à une plus grande cohérence entre son ministère et le MAMOT, celui-ci avance plutôt la possibilité d’implication des groupes communautaires comme solution !

Cette proposition est inappropriée, car les organismes communautaires vivent déjà un contexte de sous-financement et sont largement débordés par l’ampleur des besoins. De plus, ceci signifierait d’accepter d’emblée que les programmes gouvernementaux continuent à être inadaptées aux réalités de la Gaspésie et des régions,

Ce dossier reflète très bien le débat entamé depuis plusieurs années par les régions afin de défendre leur droit à occuper dignement leur territoire. Beaucoup de travail demeure à faire et il est de la responsabilité de tous les élus, les organisations et les citoyennes et citoyens à y prendre part chacun à sa façon, selon le député Lelièvre.