Projet de loi 106 sur les hydrocarbures : La protection des trois baies gaspésiennes débattue en commission parlementaire

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Le député de Gaspé Gaétan Lelièvre a maintenu la pression sur le ministre des Ressources naturelles et de l’Énergie concernant la protection des baies de Gaspé, de La Malbaie et des Chaleurs, de même que des lagunes des Îles-de-la-Madeleine.

Depuis deux semaines, les membres de la Commission de l’Agriculture, des Pêcheries, de l’Énergie et des Ressources Naturelles (CAPERN) se réunissent pour l’étude détaillée du projet de loi 106. Cette semaine, le Parti québécois est revenu à la charge pour s’assurer que l’ensemble des milieux marins québécois soit protégé convenablement.

« Les baies gaspésiennes ont été ajoutées indirectement par le ministre au projet de loi 106 via un amendement (annexe 1). C’est un pas dans la bonne direction considérant le flou qu’il y avait autour de la protection des baies de la Gaspésie. Cependant, ce qui surprend c’est que le ministre ne fait aucune différence entre ces baies, l’estuaire du Fleuve, un lac, un étang, un canal et un vulgaire cours d’eau intermittent. De plus, leur protection, nous dit-on, sera balisée par des futurs règlements après l’adoption du projet de loi. C’est insuffisant, car, jusqu’à présent, on ne veut pas et on ne peut pas nous donner de garanties » précise le député Gaétan Lelièvre.

Le député est surpris du traitement réservé aux baies gaspésiennes par le ministre des Ressources Naturelles. Pour affirmer leurs importances, celui-ci a même déposé un amendement définissant le milieu marin (voir annexe 2), cependant cet amendement a été refusé par la majorité libérale.

Le député de Gaspé explique :

« Actuellement, il existe la loi 18 protégeant l’ensemble du fleuve Saint-Laurent jusqu’à son estuaire. Cette loi empêche toute forme d’exploration ou d’exploitation d’hydrocarbure sur ce plan d’eau. On demande que cette protection soit étendue aux baies gaspésiennes qui, tout comme le fleuve Saint-Laurent, sont des milieux de vie et de développement économique extrêmement important. Ce que l’on veut comme député, comme représentant de nos citoyens, c’est de s’assurer d’une protection adéquate et claire de ces milieux de vie. En Gaspésie, cette protection passe par l’exclusion de toute exploitation d’hydrocarbures en milieu marin pour éviter des désastres qui mettraient en péril la santé et la sécurité de la population, mais également plusieurs secteurs économiques clés comme la pêche et le tourisme. Il faut que cette garantie se trouve clairement dans le projet de loi 106 lors de son adoption. »

Rappelons également qu’Alain Therrien, député de Sanguinet, André Villeneuve, député de Lanaudière, et Sylvain Rochon, député de Richelieu, porte-parole de l’opposition officielle pour les Ressources naturelles ont fait un travail colossal depuis le dépôt du projet de loi en juin dernier en questionnant le gouvernement dans le but d’avoir l’heure juste sur sa portée législative.

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