Un rendez-vous manqué par le gouvernement à l’égard de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

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Québec, le 7 avril 2017 – Le député de Gaspé et porte-parole du Parti Québécois responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Gaétan Lelièvre, et le député de Bonaventure, Sylvain Roy, ont interpellé le ministre responsable de la région, Sébastien Proulx, concernant l’abandon, par le gouvernement libéral, de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

 

EN BREF

  • Aucune mesure n’a été annoncée par le gouvernement libéral. Il n’a pas de plan de match précis pour la région, alors qu’elle a besoin de gestes concrets et immédiats;
  • Le ministre se déresponsabilise;
  • Le train, tant de marchandises que de passagers, fait l’objet d’un consensus fort en Gaspésie.

 

L’enjeu des transports

Les transports ont occupé une place majeure au cours de l’interpellation. Que ce soit routier, ferroviaire ou aérien, en Gaspésie, le secteur du transport traverse une période de crise. « Les citoyens de la Gaspésie se sentent oubliés par le gouvernement, surtout en ce qui concerne les transports. Les MRC de la région ont fait du retour du service ferroviaire une priorité. Nous n’avons pourtant vu aucune annonce dans le budget à ce sujet. L’ensemble des acteurs socioéconomiques de la région démentent le ministre des Finances, qui a déclaré que le train n’était pas essentiel pour le développement économique de la Gaspésie. Le ministre régional est-il d’accord avec son collègue? Questionné à ce sujet, Sébastien Proulx a renvoyé la balle au ministre des Transports, disant que le développement du dossier ne relevait pas de lui. A-t-il un poids, au Conseil des ministres, pour faire cheminer ce dossier? Le ministère des Transports est propriétaire du tronçon depuis 2 ans; qu’attend-il pour prendre ses responsabilités? Le gouvernement souhaite-t-il faire du train une promesse électorale pour 2018, au lieu de l’inclure dans ses réalisations 2014-2018? Nuire autant au développement de la région, c’est inacceptable », a déclaré Sylvain Roy.

« Le transport aérien est également en crise. Une semaine tout inclus à Cuba coûte moins cher qu’un aller-retour Gaspé-Québec. De plus, un des deux avions pour l’évacuation médicale ne peut pas se poser dans quatre des cinq aéroports de la région. Un patient des Îles-de-la-Madeleine a même dû attendre cinq jours avant d’être évacué! C’est inacceptable. Les budgets pour les investissements routiers sont au plus bas depuis 2014, alors que la route 132, notamment sur le littoral nord, arrive à la fin de sa vie utile. Sans investissements majeurs, les citoyens de la Haute-Gaspésie et de l’Estran revivront l’enclavement occasionné par l’érosion des berges, qui va en s’accentuant. Aucune de ces priorités n’a fait l’objet d’une annonce, n’a d’échéancier. Or, le temps n’est plus aux études; la région a besoin de résultats », a poursuivi Gaétan Lelièvre.

Par ailleurs, les députés ne croient pas que les libéraux reconnaissent adéquatement le caractère insulaire du territoire, contrairement à ce qu’ils prétendent. « On tolère un taux d’annulation des vols aux Îles-de-la-Madeleine de 20 %. Le CISSS des Îles s’apprête à fermer le CLSC de l’Est les fins de semaine, faisant passer de 10 à 45 minutes les délais d’intervention. Est-ce vraiment cela, reconnaître et combattre les défis de l’insularité? », se demandent-ils.

 

Consensus régionaux

Au cours de l’interpellation, le ministre Proulx a soulevé à de nombreuses reprises l’absence de consensus régionaux pour expliquer le manque de réalisations dans la région. « C’est inacceptable et extrêmement décevant, comme réponse. Premièrement, un consensus existe depuis plusieurs mois pour le retour du train de Matapédia à Gaspé. Deuxièmement, après que son gouvernement ait aboli les organismes de concertation régionaux, le ministre est très mal placé pour reprocher aux élus de ne pas s’entendre! Ce qui manque, pour la réalisation des dossiers majeurs en Gaspésie, ce n’est pas des consensus, c’est de l’action, de la vision et de la volonté gouvernementales, pour soutenir les leaders locaux », a ajouté le député de Gaspé.

 

Aucune vision, aucune volonté du gouvernement pour le développement de la région

Selon les députés, le ministre régional n’a pas été capable de transmettre concrètement ni la vision ni la volonté de son gouvernement pour le développement de la région. Tous deux, ainsi que la quinzaine d’élus et de représentants de la Gaspésie qui ont assisté à l’interpellation, en sont sortis extrêmement déçus. « Nous n’avons obtenu aucun engagement clair de la part du ministre responsable de représenter la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine au Conseil des ministres », ont-ils conclu.

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