Route 132 en Haute-Gaspésie : Abandon et négligence gouvernementale

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9 mai 2018

Route 132 en Haute-Gaspésie

Route 132 en Haute-Gaspésie : Abandon et négligence gouvernementale

Sainte-Anne-des-Monts, le 7 mai 2018 – Les citoyens et les citoyennes de la MRC de la Haute-Gaspésie comptent parmi les Québécois et Québécoises les plus mal desservis au niveau du transport sous toutes ses formes, et ce en raison de l’absence de transport aérien, de transport ferroviaire, et bien plus, leur unique artère routière, la route 132, se trouve dans un état d’abandon.

Rappelons-nous qu’il y a un peu plus d’un an, un tronçon de 100 km sur l’unique route en Haute-Gaspésie a été complètement fermé pendant près de 3 jours, car des sections de cette route nationale avaient été emportées par la mer laissant les citoyens de plusieurs municipalités isolés, seuls les véhicules d’urgence ayant un accès limité.

Ce tronçon de la route 132 entre Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine et Sainte-Anne-des-Monts (Tourelle) est reconnu comme l’un des plus vulnérables au Québec. Pourtant, le gouvernement n’a aucun plan d’intervention spécifique pour ce secteur. Les réparations ponctuelles aux sites endommagés en 2016 ne garantissent d’aucune façon la sécurité et la pérennité de la route 132 à moyen long terme, et ce, de l’aveu même du ministère des Transports du Québec. « On parle ici de l’unique voie de circulation pour les usagers du nord et de l’est de la Gaspésie, c’est inacceptable ! » a déclaré le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre.

Comme si les impacts des changements climatiques n’étaient pas suffisants, par surcroît, les résidents et les usagers de la route 132 en Haute-Gaspésie doivent composer avec un état de détérioration généralisé de plusieurs ouvrages assurant la protection et la sécurité routière. Situés dans un secteur zoné à grands risques de glissement de terrain de la localité de Tourelle, deux ouvrages de soutien de la route 132 (route nationale) sont dans un état de délabrement et d’abandon frôlant la négligence. La situation a été dénoncée en vain à maintes reprises aux instances gouvernementales par des résidents très inquiets.

Cette situation n’est pas étrangère au fait que depuis 4 ans le budget annuel alloué à l’entretien du réseau routier GÎM a fondu de 84 millions en 2014 à 48 millions en 2017 et la coupure totale est de plus de 100 M$ en 4 ans depuis l’arrivée du gouvernement Couillard.

De telles coupures ne peuvent que nuire de façon globale au dossier du réseau routier gaspésien, notamment à l’Anse-aux-Cousins (Gaspé) en attente depuis 20 ans, la hasardeuse route 132 dans l’Estran, et même le dossier du chemin de fer gaspésien qui a franchi le 5 mai 2018 le 1er anniversaire de son annonce par le premier ministre d’un 100 millions toujours virtuel!

« Qu’attend le gouvernement du Québec pour prendre ses responsabilités à l’égard du dossier des transports en Gaspésie et pourquoi ne pas commencer en assurant la fonctionnalité et la sécurité de sa route 132 en Haute-Gaspésie ? Un tel niveau de précarité et d’abandon au plan de l’entretien d’une infrastructure routière nationale serait-elle envisageable ailleurs au Québec ? Les Gaspésiens et Gaspésiennes ne sont pas des citoyens et des citoyennes de deuxième classe. La région est déjà très désavantagée au plan des services de transport en commun. Le gouvernement aura-t-il la décence d’assurer un niveau d’entretien adéquat sur son unique route nationale en Haute-Gaspésie? » a déclaré le député de Gaspé.

Face à cette situation inacceptable au Québec en 2018, le députe de Gaspé à l’Assemblée nationale, Gaétan Lelièvre interpelle le gouvernement du Québec par l’entremise du ministère des Transports afin qu’il dépose à court terme un plan d’intervention précisant, les travaux et échéanciers des interventions qui seront réalisées sur le tronçon de la route 132 dans la MRC de la Haute-Gaspésie afin d’assurer à court, moyen et long terme la sécurité et l’efficacité du transport des personnes et des marchandises sur cette unique artère de communication nationale.