Sommet sur le transport aérien en région. Le gouvernement du Québec a une obligation de résultat, l’avenir des régions en dépend !

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Sommet sur le transport aérien en région.
Le gouvernement du Québec a une obligation de résultat, l’avenir des régions en dépend !

Gaspé, le 30 janvier 2018 – À quelques jours du sommet sur le transport aérien régional, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, considère important de rappeler au gouvernement du Québec toute l’importance de ce dossier pour le développement social, économique, voire même pour la survie de certaines régions du Québec.

Lors de la dernière session parlementaire, le député de Gaspé a interpellé à plusieurs reprises la ministre déléguée aux transports relativement aux nombreux problèmes en matière de services aériens en Gaspésie et dans plusieurs autres régions. La réponse reçue étant toujours la même, soit nous référer au sommet de février 2018.

Nous y sommes. Les élus municipaux des régions et les leaders du développement régional attendent donc impatiemment les actions qui seront mises de l’avant du côté du gouvernement du Québec à ce sommet.

Tout en demeurant optimiste, il est important de se rappeler qu’il y a un peu plus de 10 ans, alors qu’il était au pouvoir, le gouvernement libéral a tenu le même type d’évènement pour tenter de résoudre la problématique du transport aérien en région. Force est de constater son échec dans ce domaine. Aujourd’hui en 2018, la situation est encore pire. Le monopole et les prix exorbitants d’Air Canada connus et admis par le MTQ depuis 2008 sont toujours présents et le prix des billets au Québec est toujours 55 % plus élevé qu’au Canada. Conséquence, les Québécois utilisent 3 fois moins qu’ailleurs au Canada l’avion, pour leurs déplacements vers les destinations en région. Comment peut-on parler véritablement d’occupation et de vitalité du territoire dans un tel contexte ? Soyons sérieux !

« Au cours de la dernière année, des consultations à travers le Québec ont eu lieu en collaboration avec des partenaires majeurs et engagés dans le développement des régions tels que l’UMQ et la FQM. Le Comité sur les aéroports régionaux de l’UMQ présidé par le maire de Gaspé, M. Daniel Côté a notamment réalisé un travail colossal afin de défendre les intérêts des propriétaires et des gestionnaires d’aéroports ainsi que les utilisateurs en région. Celui-ci n’a ménagé aucun effort pour fournir au gouvernement du Québec un portrait complet et fidèle de la situation en région, plus précisément sous l’angle vécu par les intervenants municipaux très souvent impliqués au premier plan dans ce dossier. Déterminé à collaborer et à mettre de l’avant toutes solutions pour dénouer l’impasse du transport aérien en région, ce comité a même effectué au cours des derniers jours une tournée dans l’Ouest canadien et en Ontario afin de rencontrer des transporteurs régionaux qui ont mis en place un service efficace et abordable dans ces provinces. En ce qui a trait au gouvernement, le temps n’est plus à la consultation et à la réflexion ! Les élus municipaux et les intervenants régionaux ont fait leur travail. Maintenant, des solutions concrètes et durables doivent être déposées le 2 février par le gouvernement du Québec. » déclare le député de Gaspé.

Parmi les solutions que doit retenir Québec, il y a notamment :
– Développer une approche globale et intersectorielle afin de mettre à contribution le transport aérien dans les secteurs de la santé (services spécialisés et évacuation médicale), du tourisme national et international, de l’attraction et de la rétention de jeunes familles en région, de la venue de professionnels et du développement socioéconomique en général.
– Utiliser l’immense pouvoir d’achat de l’État en matière de services aériens (nolisement et vols réguliers) afin de négocier un prix beaucoup plus compétitif et investir les économies dans un modèle qui permettra de diminuer le coût du billet en région.
– Fixer un mécanisme établissant un prix plancher et un prix plafond (système déjà implanté dans d’autres secteurs afin d’empêcher les guerres de prix où la grande entreprise écrase les nouveaux compétiteurs).
– Réactiver et élargir les critères d’admissibilité à l’égard du programme d’aide financière PATA (coupé par les mesures d’austérités depuis 2015) afin de soutenir les aéroports en région. Une demande de l’UMQ à la hauteur d’un minimum de 200 millions sur 4 ans a été présentée.

« En 2018, la Gaspésie et les régions du Québec ont droit à un service de transport aérien compétitif qui permettra d’être l’un des outils essentiels pour assurer le développement de leur économie, le bien-être de leur population, bref leur avenir » conclut le député de Gaspé.